Michel FOUCAULT, Le courage de la vérité : Le gouvernement de soi et des autres 2 : Cours au Collège de France, 1984, T2, Gallimard / Seuil, coll. "Hautes Etudes", 2009 "Le cours intitulé « Le courage de la vérité » est le dernier que Michel Foucault aura prononcé au Collège de France, de février à mars 1984. Il meurt quelques mois plus tard, le 25 juin. Ce contexte invite à entendre dans ces leçons un testament philosophique, d’autant plus que le thème de la mort est très présent, notamment à travers une relecture des dernières paroles de Socrate (« Criton, nous devons un coq à Esculape ! »), que Foucault, avec G. Dumézil, comprend comme l’expression d’une profonde gratitude envers la philosophie, qui guérit de la seule maladie grave : celle des opinions fausses et des préjugés. Ce cours poursuit et radicalise des analyses menées l’année précédente. Il s’agissait alors d’interroger la fonction du « dire-vrai » en politique, afin d’établir, pour la démocratie, un certain nombre de conditions éthiques irréductibles aux règles formelles du consensus : courage et conviction. Avec les cyniques, cette manifestation du vrai ne s’inscrit plus simplement à travers une prise de parole risquée, mais dans l’épaisseur même de l’existence. Foucault propose en effet une étude décapante du cynisme ancien comme philosophie pratique, athlétisme de la vérité, provocation publique, souveraineté ascétique. Le scandale de la vraie vie est alors construit comme s’opposant au platonisme et à son monde transcendant de Formes intelligibles."[source : www.editionsduseuil.fr ] | | Paul VEYNE, Foucault : sa pensée, sa personne, Albin Michel, coll. "Bibliothèque des idées", 2008 "Non, Foucault ne fut pas un penseur structuraliste, non, il ne relève pas non plus de certaine "pensée 1968" ; il n'était pas davantage relativiste, historiciste, il ne subodorait pas non plus de l'odéologie partout. Chose rare en ce siècle, il fut, de son propre aveu, un penseur sceptique, qui ne croyait qu'à la vérité des faits, des innombrables faits historiques qui remplissent toutes les pages de ses livres. Car il n'admettait aucune trascendance fondatrice. Ce ne fut pas un nihiliste pour autant : il constatait l'existence de la liberté humaine (le mot se lit dans ses textes) et il ne pensait pas que, même érigée en doctrine "désenchantée", la perte de tout fondement métaphysique ou religieux ait jamais découragé cette liberté d'avoir des convictions, des espérances, des indignations, des révoltes (lui-même en fut un exemple d'un type nouveau ; en politique, ce fut un réformateur) ; mais il toruvait faux et inutile de raisonner sur ces combats, de disserter sur ses indignations, de généraliser. "N'utilisez pas la pensée pour donner à une pratique politique une valeur de vérité", a-t-il écrit. [extrait de l'introduction, 9-10] | Claude LEVI-STRAUSS, Oeuvres, Gallimard (Bibliothèque de la Pléiade), 2008 Ce volume contient une sélection d'ouvrages choisis par Lévi-Strauss lui-même : Tristes tropiques, Le Totémisme aujourd'hui, La Pensée sauvage, La Voie des masques, La Potière jalouse, Histoire de Lynx, Regarder écouter lire. Cette édition propose aussi des documents et quelques textes inédits. | Michel FOUCAULT, Le gouvernement de soi et des autres : cours au Collège de France 1982-1983, Gallimard /Seuil, coll. "Hautes Etudes", 2008
Le cours que Michel Foucault prononce en 1983 au Collège de France inaugure une recherche sur la notion de parrêsia. Ce faisant, Michel Foucault poursuit son travail de relecture de la philosophie antique. À travers l'étude de cette notion (le dire-vrai, le franc-parler), Foucault réinterroge la citoyenneté grecque, en montrant comment le courage de la vérité constitue le fondement éthique oublié de la démocratie athénienne. Il décrit encore la manière dont, avec la décadence des cités, le courage de la vérité se transforme et devient une adresse personnelle à l'âme du Prince, donnant de la septième lettre de Platon une lecture neuve. De nombreux topoi de la philosophie antique se trouvent revisités : la figure platonicienne du philosophe-roi, la condamnation de l'écriture, le refus par Socrate de l'engagement.[extrait de la 4e de couverture] | | Yoshiyuki SATO, Pouvoir et résistance. Foucault, Deleuze, Derrida, Althusser, L'Harmattan, 2007 "Le livre de Y. Sato se caractérise à la fois par l'intérêt de son contenu et par ses qualités de forme. La condensation extrême est ici signe de maîtrise. Elle va avec la clareté, mais surtout la rigueur de l'argumentation et la force de l'architecture. Dans cette rédaction, pas un gramme n'est de trop (...) La connaissance des textes et de leur arrière-plan philosophique est parfaite" [extrait de la préface d'Etienne Balibar] [lire la 4e de couverture] |
| François DOSSE, Gilles Deleuze - Félix Guattari. Biographie croisée, Ed. de la Découverte, 2007 L’un était philosophe, l’autre psychanalyste. Figures majeures de la vie intellectuelle française de la seconde moitié du XXe siècle, leurs vies et leur œuvre commune sont emblématiques de cette période de bouillonnement politique et intellectuel que constituèrent l’avant et l’après-mai 1968.
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