Fiches auteurs
L. Althusser
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Louis Althusser
Chronologie
1918 Naissance en Algérie. Son grand-père maternel y était garde forestier, son père employé de Banque.
Etudes secondaires à Marseille, avant de préparer le concours de l'ENS au Lycée du Parc, à Lyon. Althusser explique dans son récit autobiographique, L'avenir dure longtemps (Stock/IMEC, 1992) qu'il devait ses succès scolaires à sa capacité de séduire ses professeurs en leur renvoyant par imitation une bonne image d'eux-mêmes. Le sentiment d'être un imposteur, notamment sur le plan intellectuel, lui a été un réel supplice et une des causes de ses nombreuse dépressions qui le conduiront à entreprendre une analyse.
1939 Reçu au concours mais mobilisé avant la rentrée. Fait prisonnier en Bretagne, passe le reste de la guerre dans un camp en Allemagne. A l'issue de la guerre, reprend ses études à l'ENS.
Peu de temps après son retour à Paris, après la guerre, il rencontre Hélène, qu'il épousera beaucoup plus tard.
1948 Agrégation de philosophie. Commence sa carrière d'enseignant à l'ENS où il réside, et qu'il ne quittera qu'en 1980 après le meurtre de sa femme.
"Ce lien 'physique' autant que 'moral' [qui a uni Althusser à l'Ecole] est probablement unique en son genre dans l'histoire celle-ci" (E. Balibar, ici )
Chargé de préparer les candidats de l'ENS à l'agrégation de philosophie, il aura une grande influence sur plusieurs promotions d'universitaires français. Il est aussi un des animateurs de le cellule des membres du Parti Communiste de l'Ecole.
Le publication des ses premiers livres est l'occasion d'une grave dépression, maladie dont Altusser a souffert toute sa vie.
1975 Soutien sa thèse de doctorat d'Etat "sur travaux".
1980 Il tue sa femme, Hélène, alors qu'il la masse : "Le visage d'Hélène est immobile et serein, ses yeux ouverts fixent le plafond. Et soudain je suis frappé de terreur : ses yeux sont interminblement fixes et surtout voici qu'un bref bout de langue repose, insolite et paisible, entre ses dents et ses lèvres (...) Je me redresse et hurle : j'ai étranglé Hélène!". Au vu de l'expertise psychiatrique, la justice prononce un non-lieu. Il est mis à la retraite d'office.
1990 Décède le 22 octobre.
On peut lire le récit souvent saisissant d'une vie 'sans évènement', dans les textes autobiographiques posthumes L'avenir dure longtemps, suivi de Les faits, Sotck / IMEC, 1992.
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| Dernière mise à jour : ( 13-02-2008 ) |
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